
La fierté qui se transforme en autre chose
J’ai travaillé durant vingt dans le même hôpital.
La fierté d’y avoir posé mon encre sur le contrat que je pensais avoir signé et d’y mettre seulement un point final quand la vieillesse aurait atteint l’âge d’y faire ma révérence.
J’ai tout de suite su que le rendez-vous serait la teinte d’une encre, celle d’une signature les traits de mon futur s’égayant enfin.
Femme, mère isolée ayant fini par trouver la force de se défaire de la violence d’un homme, un homme qui m’avait encerclé d’emprise étouffé de peur.
Les instincts de survit sont toujours un aurore à la vie.
J’ai débuté en 1998, la fierté et l’impression d’être à ma place, de servir.
Quand on reste plus de sept ans avec un homme violent qui vous casse mentalement cela fait du bien d’être à un endroit ou chaque jour vous savez que vous faites du bien à votre tour.
C’était également l’hôpital ou travaillait ma mère même si c’était qu’un détail, tellement différentes et le travail l’était aussi.
Je savais que je servirais à la fois une institution qui avait pour fonction, mission de secourir, d’accompagner de soigner et à la fois d’aider des personnes, les accompagner dans un moment ou une étape jamais facile, aider les autres.
Même la moindre petite intervention peut être un moment angoissant.
Servir à la fois mon institution et les personnes, un sourire un accueil qui comme pour beaucoup de choses dans la vie, ce sont des petits rien qui font souvent beaucoup voire parfois tout.
Ces petits rien souvent négligée dans la vie.
Quand j’y suis arrivée l’hôpital Antoine Béclère était spécialisé en tellement de chose, quel service ne l’était pas.
Un service de maternité reconnu dans le monde entier avec un grand professeur avec des spécialités nulle part ailleurs , la maternité ou a eu lieu le premier bébé éprouvette.
Un service de chirurgie gynéco qui était aussi réputé.
Un service de chirurgie viscérale et orthopédique avec également de grands professeurs.
Un service de cardio, de pneumo avec un centre spécialisée dans hypertension pulmonaire Des professeurs exigeant mais qui ont fait, qui ont participé à la renommée de cet hôpital.
On néglige souvent les services administratifs mais sans administratif un hôpital ne fonctionne pas en tout cas pas correctement et surtout les services de soins sont souvent dépassés par les tâches administratives.
Rare sont ceux qui ont compris qu’un service est l’épaule d’un autre.
Un hôpital a besoin de fonctionner avec de l’exigence de l’excellence et cela se frôle en ayant l’attitude qui va avec.
Pendant plus de vingt ans j’ai travaillé toujours donnant le meilleur de moi-même, aussi bien aux gens que dans mon institution dont je croyais beaucoup.
J’ai travaillé chaque jour essayant d’amener le meilleur pensant à la meilleure façon de le servir avec une mise en place de nouvelle organisation, ambitieuse et également beaucoup d’ambition pour cette institution pour qui je travaillais.
J’ai reçu l’équipe d ’accréditation qui a valu a mon ancien service d’avoir été accréditer ce qui veut dire concrètement une labélisation qui lui donnait beaucoup de droit, cette accréditation qui était aussi importante pour la suite du bon fonctionnement de l’hôpital.
D’ailleurs plus pour l’hôpital que pour le service mais il était important que cette étape soit menée à bien et que l’accréditation soit.
Ses droits que je n’ai pas eus même si nous ne parlons pas des mêmes.
À la suite de cela j’ai été promu c’était une fierté je ne pensais pas que cette fierté allait se transformer en quelque chose d’autres.
D’ailleurs je ne pourrais pas y mettre un mot car la déception n’est pas le mot.
On est en 2026 je n’y suis plus depuis 2019, j’ai tout perdu à la suite d’agressions, à des chocs post traumatiques et la non-conscience que toutes ses choses engendre, peut engendrer.
Un choc post traumatiques peut en cacher pleins d’autres du moins ce n’est pas parce que l’on en vit un que l’on n’en vivra pas un second.
D’où l’importance d’y mettre le mot, le diagnostiquer et ne pas négliger c’est pour cette raison je déposerais bientôt mon encre afin d’être une épaule à tous ceux et celles qui en souffre et qui les subisse.
Aucune prise en charge pour donner suite à mes agressions et surtout une attitude, un comportement qui va à l’encontre de ce que représente l’hôpital.
Au-delà de ce qui m’est arrivée, j’étais choquée de voir que l’institution l’hôpital dont j’ai cru pendant des années pouvaient maltraiter des gens, mentir sur une victime en plus d’être un agent de ce même hôpital.
D’ailleurs l’hôpital aujourd’hui n’est spécialisé en plus rien à part l’obésité, la maternité n’est plus ce qu’elle était le professeur parti, le service cardio au fil des années a perdu beaucoup plus d’opération obligés de diriger les patients des consultations et quelques hospitalisations le service de chirurgie pareil.
Le service de pneumo il n’est plus ce qu’il était.
Aujourd’hui quand on regarde car malgré tout je reste intéressée à l’Assistance Publique surement car la sincérité était l’encre de mon quotidien, la seule spécialisation aujourd’hui c’est l’obésité.
Cela me désole mais c’est une réalité.
Il y’a peu j’ai pu lire qu’une maison de femme avait été mis en place à l’hôpital Antoine Béclère.
L’hôpital à qui j’ai parlé et qui n’ont eu aucune réaction, aucuns égards pas les bonne en tout cas.
J’espère vraiment que les femmes qui passeront le pas seront traité autrement, dignement.
Ce que je conseille à toutes ses femmes c’est de s’enregistrer afin d’être sure qu’on les salies pas plus qu’elles ne l’ont été.
Car plus jamais cela, car vos droits, les droits des femmes en général même si des lois ont été votés dernièrement il faut savoir les arroser afin de les entretenir.
Pour les faire échouer.
Car dans mon cas ils ont été dans le sens des personnes qui ont commis.
Un agent, une victime perdant tout afin que les coupables puissent jouir de leur vie dans l’impunité dans la tranquillité.
Une atteinte à la personne, des viols, des agressions ce sont des atteintes avec l’intention de détruire l’autre alors allez dans le même sens avec son esprit et pas seulement c’est être avec les personnes qui ont commis.
Après on vous demandera des preuves, nous les victimes vous, nous, nous n’avons plus le choix Il faut être plus fortes et plus solides afin de les faire échouer.
Car cela dessine les traits de tellement de choses.
Et cela passe par des enregistrements alors un conseil enregistrerez-vous !
Personne ne vous accordera plus importance que vous-même. Et d’ailleurs parfois la société peut vous démontrer que vous n’en avez pas du tout alors à vous de redressez la tête !
Pourquoi enregistrer ? car s’ils ont été capable de le faire à une femme, la femme que je suis alors ils sauront le faire à d’autres donc enregistrer vous car vous le valez bien, faites-les échouer.
C’est tellement important de les faire échouer au-delà de la justice !
Il faut toujours avoir un regard constructif face à la critique surtout quand elle est vraie.
Moi je sais ce que j’ai vécu, je sais les mots les mauvais traitements que j’ai subis, cela fait mal cela écorche de voir, d’entendre que des personnes qui sont censé venir en aide, sauver accompagner puisse être tout le contraire desservant leur institution et se trahissant eux même.
S’enregistrer car vous demandera des preuves !
Un regard constructif face à la critique, c’est le regard qu’il faut lui porter car la critique n’a pas le visage de la haine ni même de la méchanceté elle peut être même être une forme d’amour, en tout cas bordé de bonnes intentions.
Car au lieu de faire vous laissez faire et cela abime.
Nathalie Morteyrol
Lavoix2mesmots









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