
Les féministes, les femmes et la solidarité
Doit-on forcément être féministe pour être solidaire ?
Doit-on forcément être féministe pour défendre la cause des femmes ?
Cette réflexion est venu fleurir ma réflexion, elle est dans les rues de mon combat, elle a habitée, elle habite les nombreuses heures de mes journées.
J’ai cette réflexion sans encre depuis des années, dans l’agacement et dans le constat de la vie sur le chemin de mon combat, même avant d’ailleurs.
On vois souvent les féministes comme des femmes voulant l’égalité entre elles et Les hommes, on vois souvent en elles également des femmes qui veulent une certaine forme de pouvoir , une certaine revanche face aux hommes , cela dépend a quelle niveau on se place , faisant du sexisme un sujet du quotidien.
Moi personnellement je ne suis pas féministe dans l’âme si je peux m’exprimer ainsi, le sexisme peut me faire réagir mais je n’en fais pas un sujet de mon quotidien, je ne suis pas forcément d’accord avec tout ce qu’elles disent, ou comment elles amènent le sujet.
Par exemple, il y a peu j’ai entendu une féministe parler du sexisme qui, tout de suite, par une tournure de phrase, est passé au viol. Pour moi, ce sont deux choses différentes. Le sexisme est un sujet, on peut y réagir, mais il faut bien séparer les deux choses.
L’un est lourd, l’autre inacceptable, l’un est répréhensible, l’autre pas. Il est important de ne pas faire d’amalgames, mais ce qui n’empêche que ceux qui se battent pour les causes des femmes aujourd’hui, et notamment contre le viol, ce sont elles !
D’où ma réflexion : faut-il être une féministe pour être profondément femme ?
Faut -il passer par la case victime pour comprendre l’autre?
Moi, je ne pense pas. Les femmes d’aujourd’hui devraient et peuvent, car ce n’est pas interdit, défendre les causes des femmes, mais ne le font pas forcément. Il manque une certaine forme de solidarité féminine. Au-delà de cela, j’ai l’impression que l’on est dans une société où aider est devenu grave.
Il faut bien comprendre qu’a travers une femme qui se fait violer , a travers elle c’est toutes les femmes qu’ils agressent .
Un homme qui viole une femme s’il ne passe pas devant la justice recommencera forcément, aujourd’hui c’est elle, c’est moi et demain ce sera peut-être vous !
Je tiens a mettre aussi car on le dit pas assez que des hommes subissent des viols , il est important de le dire , de le mettre car ce n’est pas le nombre qui est important mais que cela existe.
C’est pour cela que cette absence de solidarité, je ne la comprends pas et au-delà de cela, elle m’agace !
Moi, par exemple, sur le chemin de mon combat qui dure depuis assez longtemps pour en faire un bilan, un résumé, un condensé, la solidarité n’est pas ce qui en ressort.
J’ai pleins d’exemple du plus petit au plus conséquent.
du plus petit comme des femmes ne voulant pas m’indiquer le chemin alors qu’il est perceptible , visible que je suis désorientée .
En plus d’un phénomène qui est lié a un système qui pour moi est une atteinte , et qui est dangereux pour l’horizon du futur mais également pour le présent et je reviendrais sur ce point plus tard.
Il y en a qui m’ont marqué plus que d’autres. Sur mon chemin, je suis tombée sur le cabinet d’une avocate, d’une femme plus proche de la retraite que je ne le suis, à qui j’ai expliqué ma problématique, mes dossiers que j’ai constitués aussi bien médicaux que pénaux, qui, pour moi, sont liés. Elle m’a écoutée, retranscrit pour me dire par la suite qu’elle ne se chargerait pas de mon affaire. J’en suis ressortie avec une forme d’exaspération et d’incompréhension !
Pourquoi ? Tout simplement car cette femme a débuté sa carrière, fait des études de droit à une époque où les femmes étaient prédestinées à être maman, femme au foyer, et que pour devenir la femme qu’elle est, cela a dû être compliqué.
Je pensais qu’une femme ayant un tel parcours pouvait comprendre là, les problématiques des femmes et le viol en est une cause aggravante.
Plus celle que j’ai rencontrée où je lui disais souffrir, que j’avais mal et qui m’a répondu qu’elle aussi avait mal à la tête!
J’ai eu plein de discussions, de rencontres lors de mes déplacements, d’échanges téléphoniques ou même m’orienter était compliqué !
Alors que, moi personnellement, par le biais de mon travail, si je pouvais aider, même quand cela ne relevait pas de mon poste, je le faisais quand même. Il fallait vraiment que je sois surchargé de travail car 5 minutes de mon temps n’étaient pas graves.
Si je le pouvais, je le faisais.
Et pire j’ai eu des conversations avec des femmes et notamment une , dernièrement qui pour elle un viol n’est pas forcement un viol , de la bouche d’une femme cela me choque et quand je lui ai demandé si elle participerait a accabler une victime sa réponse a été je ne sais pas et moi je savais très bien pourquoi je lui posait la question .
la réussite, l’épanouissement d’une femme dans la société, du plus petit au plus grand, ne pourrait-elle pas, entre autres, servir aux femmes qui rencontrent un moment difficile de leur vie, quelque chose de grave, une forme d’injustice ou tout autre ?
Qu’est-ce qui fait qu’une, des femmes ne veulent pas comprendre certaines femmes ? Je ne parle pas forcément de choix de vie, non, mais des choses qui les concernent aussi en tant que femmes.
Il n’y a pas que des femmes féministes qui peuvent être collectives dans leur façon de penser et de faire. Je dis cela car les autres semblent dans l’individualisme, pourtant je reste persuadée, l’ayant pratiquée dans ma vie, que d’autres le font aussi.
Ne serait-il pas aussi productif de l’être pour la femme en général, mais aussi pour la société ?
Ne pas être féministe ne veut pas dire, ne pas être profondément femme, ne veut pas dire être une femme jusqu’au bout des doigts.
Cette réflexion sans encre qui a fini par s’y déposer, toujours pour faire fleurir votre réflexion.
Nathalie Morteyrol









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