Le journal d’une victime

Le journal d’une victime

Une Victime n’accepte jamais

Un spot contre l’indifférence

Quand le ménage devait être les trafiquants et que ce sont les victimes, la victime

Le Récit d’une journée

Le parcours de con, le chemin d’une conne

Quand on faire du patriotisme un suicide une insulte a ceux qui en ont fait preuve!

Quand le parcours de réinsertion est existant et que le chemin des victimes, on souhaite l’effacer

Ma notion du Patriotisme

La contradiction de la situation

La contradiction dans la situation

Le parfum de contradiction dans la situation, c’est de vivre un instant malgré la douleur qui est plus que bénéfique et qui d’un seul coup se retourne contre soi.

Un parfum qui se transforme en vent violent.

Une claque, pas celle que l’on reçois physiquement mais celle de la vie qui peut être brutal également.

Un vent qui se transforme en rafale , par tout un enchainement qui finit par faire mal!

Un vent violent qui te force a t’accrocher à toi-même, pour ne pas tomber dans la facilité , pour ne pas, en soi , en être profondément anéanti.

Surtout pour rester sois même , croire en toutes ses choses que l’on veut, que l’on a voulu m’arracher.

Pour tout ce qui est important reste important.

A la mort de mon frère , j’y reviens  car la voix2mes mots en est son début d’histoire, les racines de mes lignes, du moins celle-ci, car des lignes j’en ai peintes des pages même dans ma démence ou sur l’échelle de ma désorientation, dans mon combat.

Mon enclos, mon échappatoire, mon jardin, le parfum de mon évasion dans cette dur réalité qui ne cessait, qui ne cesse de me brutaliser.

Dans cette évasion ou j’y ai puisé ma force, cette résistance sortant une palette peignant mon endurance.

A la mort de mon frère , cela a été la rencontre avec moi-même , même si je me connaissait déjà.

Mon frère et moi nous étions très proche, nous avions pas la même façon de voir les choses, de vivre, nous regardions pas le même horizon mais nous le sommes restés tout de même.

Un frère et une sœur , on ne se sépare pas des siens car ils sont dans la douleur.

C’est pour cela que je sais ce que c’est, ce que cela engendre, la souffrance mais pas seulement.

J’ai grandi parmi tout ça, cette vision , avec la peur de le perdre par ces flocons de neige qui enneige les corps ou par la violence de ce milieu.

Son accoutumance qui au fil des années c’est estompé en ramenant d’autres continuant à l’abimer mais éloignant cette crainte que l’on vienne frapper à ma porte m’annonçant ce que j’ai fini par entendre.

Au moment de son décès , le vrai visage de certaines personnes ont commencés a se dévoiler .

Des visages perdant leur maquillage , qui ont commencés a fondre sous leur comportement.

Le rimelle à commencer à couler .

Il y’a ceux qui étaient directement concernés , qui ont dit tenir à mon frère.

Parfois on pense avec le temps , avec ses rides que les gens changent , les gens évoluent puis finalement c’est un voilage devant une réalité.

Je n’ai jamais caché ma volonté, mon envie de voir ses gens en prison, il y’a des hasards qui n’en sont pas.

Et puis il y’a d’autres au fond qui accepte, ce qui s’y passe et tout ce qui les entoure alors qu’il voit bien que même ceux qui sont  censés encadrer  n’encadre pas en plus de voir tout ce qui s’y passe.

Un fossé qui se crée.

Je me suis retrouvée seule avec mes idées, ma façon de voir les choses .

Et puis il y’a eu l’impact de cette discussion que je ne pouvais effacer, la rencontre avec la police.

Je crois que pour la première fois , je n’étais plus seule face à tout ça , ce n’était plus le parfum de la solitude mais celui de l’évidence.

Et la contradiction dans la situation, c’est qu’après mon agression je me suis retrouvée seule et au-delà d’être seule, accablée, alors bien sûr il y’a eu mes amnésies, mon errance psychologique, cette obsession concernant ma santé  mais même quand mes souvenirs se sont réveillés et ma combativité relevé face à la situation  je me suis heurtée à du rejet , des rires , des comportements non conformes, a des portes qui se ferment ou qui ne s’ouvrent pas même sous les coups même a de la provocation , insistant pour que l’enquête aboutisse  réclamant le policier que j’avais rencontré mais pareil des refus , de la moquerie.

Avec du recul j’ai passé mon temps à essayer de le revoir, durant des années sans jamais y arriver.

c’est dingue ce qu’est l’inconscient même dans l’amnésie, dans l’errance je savais que c’était la personne  revoir.

même si dans mes crises de démences un tornade de délire  c’est déchaine en moi .

C’est pour cela ce vent violent de contradiction ,cette rafale j’ai du en faire un signalement encore aujourd’hui parfois je me dit qu’un signalement n’est peut-être pas assez , car ce qui est important un important

Là j’en parsèmes des lignes mais cela ne peut résumer tous le mal que cela a causé en moi et non plus le nombre de fois ou j’ai été .

S’accrocher a soit pour rester soit même , pour ne pas sombrer et pour faire en sorte que ce qui souhaiterais voir au crayon de papier soit   une encre gravé.

Nathalie Morteyrol

Laisser un commentaire