Le journal d’une victime

Le journal d’une victime

Une Victime n’accepte jamais

Un spot contre l’indifférence

Quand le ménage devait être les trafiquants et que ce sont les victimes, la victime

Le Récit d’une journée

Le parcours de con, le chemin d’une conne

Quand on faire du patriotisme un suicide une insulte a ceux qui en ont fait preuve!

Quand le parcours de réinsertion est existant et que le chemin des victimes, on souhaite l’effacer

Ma notion du Patriotisme

La course a la vie , La course à la survie

La course à la vie, la course à la survie

La course à la vie, la course à la survie c’est quand tu te mets au sport non plus par envie mais par survie, quand courir devient vital, car on on veux piétiner la fleur que j’étais , que je suis , voulant flétrir mon intérieur de toutes mes pétales.

La course à la vie, la course à la survie

Face à la brutalité

Face à ceux qui souhaitais me voir m’effondrer,

Sous les coups, sous leurs poings, leurs mots, leurs coups de pressions,

Sentant l’éponge de mon âme pleine, pleine d’absorption, n’arrivant plus à essorer ce trop-plein d’hostilité, de violence.

Ce phénomène voulant m’éloigner de moi-même, habiller mon mental de désorientation, n’ayant aucun sens.

Face à tout ça

J’ai tant de fois chaussée mes baskets, mon survêt

Sous le soleil, sous les étoiles

M’éloignant d’eux, de tout ça, de cette ville animée d’hostilité.

La course à la vie, la course à la survis

Malgré mon mal, mon insécurité

Passant le pas de ma porte

M’accrochant à moi-même, m’accrochant à ma vie, me serrant si fort

Ne lâchant pas ce ressenti qui m’anime de l’intérieur, faisant vibrer la personne que je suis encore.

Malgré mon mal, mon état et tout ce que l’on m’inonde

Malgré le vent, malgré la pluie

Malgré mon mal, faisant de l’endurance l’ami de ma vie .

La course à la vie, la course à la survie

Sous les rayons du soleil, ou en pleine nuit

Ne pas céder à leurs injures, leurs comportements, leurs provocations

Ne pas sombrer sous les coups

J’ai chaussée tant de fois mes baskets, mon survêt

Fuyant cette hostilité, cette insécurité

Environnante, m’encerclant

Une victime insécurisée dans l’insécurité.

La course à la vie, à la survie

J’ai couru avec tant d’espérance

Et la fatigue du désespoir, que j’effaçais rentrant le soir

Avec la hargne, malgré la violence des vagues des souvenirs endormis, venant se réveiller par leurs va et viens sur les plages de mon esprit.

S’échouant avec violence sur l’habit de mes cauchemars

Qui ont été les teintes de mes nuits, m’accompagnant souvent la journée, seule tenant la main à la solitude, des heures durant ne voyant pas les aiguilles du temps.

La course à la vie, à la survie

Des larmes à l’intérieur, parfois dessinant des rivières, des chutes d’eaux sur mes joues,

Pour vider le ver de mon cœur, débordant d’émotions, de trop pleins.

Courir dans le vent caressant ma peau, la pluie s’échouant sur les rives , un soleil faisant goutter ma peau , me sentant encore vivre, si vivante.

Le poing serré

Courant, vivant, ressentant

Embrassant l’air qui a été mon allié quand l’ambiance était trop étouffante

Pour recentrer ce que l’on voulait voir éparpillée

Me reconcentrer là où on voulait encore me voir désorienter.

L’endurance de la vie

Face à l’hostilité

Face au mal.

La course à la vie, à la survie

Face a leurs états d’esprits, voulant avoir le même que celui de mes agresseurs, accablant la victime que je suis.

Tout ceux qui voulait bâillonner cette vérité

Camoufler une réalité que j’ai vécu 24H/24, 7J/7, sans répit

A tel point que j’ai dû m’éloigner, partir car les coups étaient vécu dans l’impunité , une victime dans l’insécurité, insécurisé .

Partir pour mener mon combat plus sereinement , n’acceptant pas ce que beaucoup semblaient accepter.

Mener mon combat avec ma personne, ne pas voir les pétales de mon intérieur s’envoler.

Pour être encore une fleur avec le parfum de son essence, restant moi-même.

Nathalie Morteyrol

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