Le journal d’une victime

Le journal d’une victime

Une Victime n’accepte jamais

Un spot contre l’indifférence

Quand le ménage devait être les trafiquants et que ce sont les victimes, la victime

Le Récit d’une journée

Le parcours de con, le chemin d’une conne

Quand on faire du patriotisme un suicide une insulte a ceux qui en ont fait preuve!

Quand le parcours de réinsertion est existant et que le chemin des victimes, on souhaite l’effacer

Ma notion du Patriotisme

L’hostilité

L’hostilité

L’hostilité qui s’immisce, se faufile

sinueusement, clairement

Celle qui se voit, celle qui s’entend

Par le ton, par les mots

Cette hostilité perceptible, tout autour de moi, colorant l’air ambiant

Une atmosphère de vibration assombrie, circulant dans l’air, que je ne cessais de détourner.

Ce paysage que j’avais de plus en plus de mal à supporter, un temps nuageux par tout ce qui s’y passait.

Je tenais à ce réveil qui avait été d’une telle évidence, un réveil avec une envie de tout changer, une fleur, une femme, que j’étais, que je suis, qui avait envie de tout changer, d’éclore à nouveau et de s’épanouir, que ma vie soit parfumée de couleur malgré cette blessure intense ainsi soit-elle, celle qui était venue frapper à ma porte, me donnant des yeux couleur pluie, des averses pleins le cœur.

Le jour de la convocation, une fois en bas, j’ai su que j’étais au bon endroit, des conversations qui ont semé en moi une évidence, une conversation plus que les autres.

Au bon endroit, car avec du recul, j’étais en face de personnes qui justement étaient contre et en avaient fait leur métier et moi je m’étais sentie tellement seule face à tout ça.

Croyez-vous aux rencontres qui peuvent changer toute une vie, au point de tout bouleverser, être un tournant dans votre vie ?

Moi, j’y crois pour l’avoir vécu. Cela a eu un impact comme jamais rien ne l’a eu auparavant.

J’ai vécu pendant des années entre la soif de vivre, de faire éclore ma vie de pleins de projets et celle de voir des gens emprisonnés.

Tout ce décor et les conséquences m’insupportaient.

Des questions que je posais dès que l’occasion se présentait car leurs impunités étaient inconcevables.

Cette hostilité que je surmontais justement avec cette force en moi, avec cet optimisme, cette hostilité, chaque jour j’y passais devant sans y prêter attention malgré ma perception des choses.

C’est compliqué d’être femme, d’être une mère, d’élever son enfant surtout quand on ne se cache pas de certaines choses.

J’étais persuadée qu’on me rappellerait tout en essayant à plusieurs reprises de les revoir. Avec le temps, l’hostilité n’a cessé de prendre forme, même des insinuations circulant sur mon lieu de travail mais ceux-là, m’ont fait plutôt sourire sur le moment, car j’étais fière de moi.

Une hostilité qui s’imprègne.

Le jardin de mon enfance, de mon adolescence, ce n’est pas parce qu’il l’a été, que je dois accepter tout ce qui s’y passe ou y adhérer surtout avec la compréhension du tableau.

L’hostilité qui s’abat sous toutes ses formes, avec violence ou juste de l’hostilité persistante.

Cette couverture, cette façade qui était devenue transparente à mes yeux, les faux-semblants.

Envie de changer de paysage, j’en ai fait la démarche ; j’aurais dû m’y consacrer, plier bagage et continuer plus loin mon combat, sur d’autres rivages,

L’hostilité continuant de planer, me fragilisant et des hasards qui n’en étaient pas et ces phrases « tu devrais cesser de poser des questions » des personnes directement hostiles, d’autres par leur sourire beaucoup moins.

L’hostilité maquillée, aux visages assez maquillés pour camoufler ses intentions, celle qui allait faire de moi une victime.

Nathalie Morteyrol

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