
Le vent parfumé de nostalgie
Quand le parfum de la nostalgie se fait ressentir.
Il y’a un vent de nostalgie qui vient souvent m’envelopper, un parfum de nostalgie que je ne devrais pas ressentir, car cette année a été peinte d’un deuil, de pluie après une perte douloureuse.
Pourtant cette nostalgie est bien réelle, car ce que je vie depuis des années, je ne l’aurais pas vécu à cette période et sur ce fait j’en suis persuadée.
Un vent de nostalgie que je ne peux m’empêcher de ressentir car cette histoire ne cesse de s’écrire en la faveur des personnes qui ont pris mon frère, qui m’ont agressés et surement commis un crime de sang.
Je ne cesse de m’en débattre même si je sais que mes amnésies et mon état ont tout compliqués.
Un vent de nostalgie que je ne peux m’empêcher de ressentir car cela a changé le court de ma vie, ma vie plus souriante, les sourires étant un désert sur mes lèvres.
Je ne cesse de m’en débattre, de faire en sorte que le chemin prenne une autre direction malgré mon mal, malgré la solitude qui m’accompagne marchant à mes cotes.
Parfois j’ai l’impression d’être un ovni, tellement différente alors que mes pensées devraient être sur le chemin de pas mal d’esprit, mes idées sur le fil de l’horizon de beaucoup de personnes et finalement je me sens seule.
A cette époque je me suis sentie déjà seule face à cette démarche, d’ailleurs le paysage de mon enfance, de ma jeunesse je l’était déjà, je l’ai toujours été dans ce domaine.
Mais là, au vu de ce que nous vivions tous je pensais que cela serait différent.
Quand on ne connaît pas le milieu judiciaire, sans connaissance les démarches ont les faits pas forcément de la bonne façon, persuadée que l’on me rappellerait en plus des questions.
C’est pour cela, en autre que j’ai fait une chronique, une épaule pour que les personnes dans ma situation sachent quel chemin emprunter, que le brouillard dans cette démarche n’a aucune silhouette.
Le problème ce n’est pas la victime mais ceux qui ont commis.
Le problème de fond ce n’est pas que je me sois occupée de mon frère, ne voulant pas le laisser totalement livré a lui-même, non c’est cette solitude qui est venu me tenir la main face à tout ça.
Depuis quand aider serait un problème, même si au vu de ce que je vie, ce que je perçois je me demande parfois si nous ne nageons pas dans ce genre atmosphère, alors que l’aide et l’entraide parfois peut être vitale.
Quand on perd un proche dans une situation dramatique, le problème ce n’est pas la victime mais celui qui a commis et notamment dans mon histoire, mon histoire de vie mon frère qui, le corps enneigé par ces flocons de neige n’était pas un problème.
Même si ça dépendance, ses déchirures ne sont pas chose facile quotidiennement, même si avec les années ce n’était plus la même, sa dépendance n’avait plus le même visage, mais cela a fini quand même par le tuer.
Et rien faire quand on perd un proche, c’est dire quelque part qu’il n’était rien, il n’était pas rien et au-delà de ça c’est accepter, dire qu’il était un problème et pas eux.
Ne rien faire c’est accepter que ces personnes recommencent, c’est de ne pas voir, c’est accepter que ce genre de substance mortelle puisse circuler et être dans tous les coins de rue sans être un problème et puis au-delà de ça c’est tout ce que cela engendre.
Le vent de la nostalgie.
Nathalie Morteyrol









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